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Chercheur en laboratoire analysant des échantillons de sang de python sous microscope pour étude sur l

Obésité : et si le sang de python révolutionnait le traitement ?

Publié le 05 Avril 2026

Et si le remède contre l'obésité se cachait dans le sang d'un serpent ? C'est la piste surprenante qu'explore une équipe de chercheurs américains, qui vient de publier une découverte majeure : une molécule naturellement présente dans le sang du python de Birmanie est capable de réduire significativement l'appétit chez les souris obèses, sans provoquer les effets secondaires qui ternissent la réputation des médicaments anti-obésité actuels.

Le python, ce miraculé métabolique

Le python de Birmanie (Python bivittatus) est un animal aux capacités physiologiques hors du commun. Capable d'ingérer une proie représentant jusqu'à 25 % de son propre poids, il peut ensuite jeûner plusieurs mois consécutifs sans perdre de muscle ni développer de troubles métaboliques. Pendant tout ce temps, son organisme reste parfaitement sain.

Cette aptitude étonnante a intrigué les chercheurs de l'Université du Colorado à Boulder (CU Boulder), en collaboration avec les équipes de Stanford University et de Baylor University. Leur question de départ : quel mécanisme biochimique permet au python de gérer des cycles extrêmes d'alimentation et de jeûne sans conséquences néfastes pour sa santé ?

La molécule pTOS : une découverte inattendue

En analysant le sang des pythons immédiatement après un repas copieux, les scientifiques ont identifié un pic marqué d'une molécule jusqu'alors peu étudiée : le para-tyramine-O-sulfate, ou pTOS. Cette molécule est le produit d'une chaîne de transformations biochimiques remarquablement simple :

  • Le tube digestif libère de la tyrosine, un acide aminé présent dans les protéines animales.
  • Les bactéries intestinales convertissent la tyrosine en tyramine.
  • Le foie transforme ensuite la tyramine en pTOS.
  • Ce composé voyage jusqu'au cerveau, où il agit sur l'hypothalamus, la zone responsable de la régulation de l'appétit.

En d'autres termes, le python sécrète naturellement, après chaque repas, une molécule qui lui dit : « stop, c'est suffisant ». Un signal de satiété puissant et efficace, directement issu de la digestion.

Des résultats impressionnants chez la souris

Pour tester les effets du pTOS chez les mammifères, les chercheurs ont administré la molécule à des souris obèses. Les résultats, publiés dans la revue Nature Metabolism le 19 mars 2026, sont encourageants : les animaux traités ont spontanément réduit leur consommation alimentaire et ont perdu en moyenne 9 % de leur poids corporel. Contrairement à d'autres substances testées dans ce domaine, le pTOS n'a affecté ni le métabolisme énergétique de base, ni la taille des organes, ni la masse musculaire.

C'est sur ce dernier point que la découverte prend toute son importance : les muscles sont préservés. Un avantage considérable par rapport aux médicaments existants, dont certains sont associés à une perte de masse maigre problématique.

Un avantage clé sur les médicaments GLP-1

Depuis quelques années, les analogues du GLP-1 — dont l'Ozempic (sémaglutide) et le Wegovy — ont révolutionné le traitement de l'obésité. Ces médicaments, initialement développés pour le diabète de type 2, permettent des pertes de poids significatives. Mais ils viennent avec leur lot d'inconvénients : nausées, vomissements, douleurs abdominales, ralentissement de la vidange gastrique, et même des cas de perte musculaire préoccupante.

Le pTOS emprunte une voie radicalement différente. Là où les GLP-1 agissent principalement sur le pancréas et l'estomac, le pTOS cible directement le cerveau via l'hypothalamus. Dans les expériences menées sur les souris, aucun effet secondaire gastro-intestinal n'a été observé. Une différence potentiellement majeure pour les millions de patients qui abandonnent leurs traitements actuels à cause des effets indésirables.

« Nous avons trouvé une molécule qui parle directement au cerveau pour dire que le corps est rassasié, sans passer par les voies qui causent les inconforts digestifs », résument les chercheurs de CU Boulder.

Vers un médicament pour l'homme ?

La route est encore longue avant qu'un traitement humain à base de pTOS soit disponible en pharmacie. Pour l'instant, les expériences se limitent aux modèles murins, et les essais cliniques chez l'humain n'ont pas encore débuté. Cependant, les chercheurs ont déjà pris les devants : ils ont fondé une start-up, Arkana Therapeutics, chargée de traduire ces découvertes en applications médicales concrètes.

La molécule présente plusieurs atouts pour son développement pharmaceutique : elle est naturelle, issue d'une voie métabolique simple (et donc potentiellement reproductible en laboratoire), et son mécanisme d'action est bien identifié. Ces caractéristiques facilitent en théorie son optimisation et sa mise en forme galénique.

Le microbiome intestinal, clé de voûte de la découverte

Un aspect particulièrement intéressant de cette recherche réside dans le rôle central joué par le microbiome intestinal. Sans les bactéries de l'intestin qui convertissent la tyrosine en tyramine, pas de pTOS. Cette découverte ajoute une nouvelle dimension à notre compréhension du lien entre flore intestinale, cerveau, et régulation du poids — un axe que les chercheurs appellent l'axe intestin-cerveau.

Ces données renforcent l'idée que le microbiome n'est pas qu'un simple acteur de la digestion, mais un véritable partenaire métabolique, capable d'influencer notre appétit et nos comportements alimentaires via des signaux chimiques. Comprendre cet axe pourrait ouvrir d'autres pistes thérapeutiques encore insoupçonnées.

Une percée dans la lutte contre l'obésité

L'obésité touche aujourd'hui plus d'un milliard de personnes dans le monde, selon les dernières données de l'OMS. Malgré les avancées récentes avec les médicaments GLP-1, de nombreux patients ne peuvent pas bénéficier de ces traitements en raison de leurs effets secondaires, de leur coût élevé ou de contre-indications médicales. Trouver de nouvelles molécules agissant par des mécanismes différents est donc une priorité de santé publique mondiale.

La découverte du pTOS s'inscrit dans une tendance plus large : celle de s'inspirer du vivant — et notamment des animaux aux métabolismes extrêmes — pour trouver des solutions aux maladies humaines. Après le venin de lézard (à l'origine des GLP-1 eux-mêmes, inspirés de l'exénatide du monstre de Gila), voilà que le serpent entre en scène.

La nature, décidément, n'a pas fini de nous surprendre.

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pTOS
sang de python
obésité
coupe-faim
médicament perte de poids
GLP-1
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Chercheur en laboratoire analysant des échantillons de sang de python sous microscope pour étude sur l

Obésité : et si le sang de python révolutionnait le traitement ?

Publié le 05 Avril 2026

Et si le remède contre l'obésité se cachait dans le sang d'un serpent ? C'est la piste surprenante qu'explore une équipe de chercheurs américains, qui vient de publier une découverte majeure : une molécule naturellement présente dans le sang du python de Birmanie est capable de réduire significativement l'appétit chez les souris obèses, sans provoquer les effets secondaires qui ternissent la réputation des médicaments anti-obésité actuels.

Le python, ce miraculé métabolique

Le python de Birmanie (Python bivittatus) est un animal aux capacités physiologiques hors du commun. Capable d'ingérer une proie représentant jusqu'à 25 % de son propre poids, il peut ensuite jeûner plusieurs mois consécutifs sans perdre de muscle ni développer de troubles métaboliques. Pendant tout ce temps, son organisme reste parfaitement sain.

Cette aptitude étonnante a intrigué les chercheurs de l'Université du Colorado à Boulder (CU Boulder), en collaboration avec les équipes de Stanford University et de Baylor University. Leur question de départ : quel mécanisme biochimique permet au python de gérer des cycles extrêmes d'alimentation et de jeûne sans conséquences néfastes pour sa santé ?

La molécule pTOS : une découverte inattendue

En analysant le sang des pythons immédiatement après un repas copieux, les scientifiques ont identifié un pic marqué d'une molécule jusqu'alors peu étudiée : le para-tyramine-O-sulfate, ou pTOS. Cette molécule est le produit d'une chaîne de transformations biochimiques remarquablement simple :

  • Le tube digestif libère de la tyrosine, un acide aminé présent dans les protéines animales.
  • Les bactéries intestinales convertissent la tyrosine en tyramine.
  • Le foie transforme ensuite la tyramine en pTOS.
  • Ce composé voyage jusqu'au cerveau, où il agit sur l'hypothalamus, la zone responsable de la régulation de l'appétit.

En d'autres termes, le python sécrète naturellement, après chaque repas, une molécule qui lui dit : « stop, c'est suffisant ». Un signal de satiété puissant et efficace, directement issu de la digestion.

Des résultats impressionnants chez la souris

Pour tester les effets du pTOS chez les mammifères, les chercheurs ont administré la molécule à des souris obèses. Les résultats, publiés dans la revue Nature Metabolism le 19 mars 2026, sont encourageants : les animaux traités ont spontanément réduit leur consommation alimentaire et ont perdu en moyenne 9 % de leur poids corporel. Contrairement à d'autres substances testées dans ce domaine, le pTOS n'a affecté ni le métabolisme énergétique de base, ni la taille des organes, ni la masse musculaire.

C'est sur ce dernier point que la découverte prend toute son importance : les muscles sont préservés. Un avantage considérable par rapport aux médicaments existants, dont certains sont associés à une perte de masse maigre problématique.

Un avantage clé sur les médicaments GLP-1

Depuis quelques années, les analogues du GLP-1 — dont l'Ozempic (sémaglutide) et le Wegovy — ont révolutionné le traitement de l'obésité. Ces médicaments, initialement développés pour le diabète de type 2, permettent des pertes de poids significatives. Mais ils viennent avec leur lot d'inconvénients : nausées, vomissements, douleurs abdominales, ralentissement de la vidange gastrique, et même des cas de perte musculaire préoccupante.

Le pTOS emprunte une voie radicalement différente. Là où les GLP-1 agissent principalement sur le pancréas et l'estomac, le pTOS cible directement le cerveau via l'hypothalamus. Dans les expériences menées sur les souris, aucun effet secondaire gastro-intestinal n'a été observé. Une différence potentiellement majeure pour les millions de patients qui abandonnent leurs traitements actuels à cause des effets indésirables.

« Nous avons trouvé une molécule qui parle directement au cerveau pour dire que le corps est rassasié, sans passer par les voies qui causent les inconforts digestifs », résument les chercheurs de CU Boulder.

Vers un médicament pour l'homme ?

La route est encore longue avant qu'un traitement humain à base de pTOS soit disponible en pharmacie. Pour l'instant, les expériences se limitent aux modèles murins, et les essais cliniques chez l'humain n'ont pas encore débuté. Cependant, les chercheurs ont déjà pris les devants : ils ont fondé une start-up, Arkana Therapeutics, chargée de traduire ces découvertes en applications médicales concrètes.

La molécule présente plusieurs atouts pour son développement pharmaceutique : elle est naturelle, issue d'une voie métabolique simple (et donc potentiellement reproductible en laboratoire), et son mécanisme d'action est bien identifié. Ces caractéristiques facilitent en théorie son optimisation et sa mise en forme galénique.

Le microbiome intestinal, clé de voûte de la découverte

Un aspect particulièrement intéressant de cette recherche réside dans le rôle central joué par le microbiome intestinal. Sans les bactéries de l'intestin qui convertissent la tyrosine en tyramine, pas de pTOS. Cette découverte ajoute une nouvelle dimension à notre compréhension du lien entre flore intestinale, cerveau, et régulation du poids — un axe que les chercheurs appellent l'axe intestin-cerveau.

Ces données renforcent l'idée que le microbiome n'est pas qu'un simple acteur de la digestion, mais un véritable partenaire métabolique, capable d'influencer notre appétit et nos comportements alimentaires via des signaux chimiques. Comprendre cet axe pourrait ouvrir d'autres pistes thérapeutiques encore insoupçonnées.

Une percée dans la lutte contre l'obésité

L'obésité touche aujourd'hui plus d'un milliard de personnes dans le monde, selon les dernières données de l'OMS. Malgré les avancées récentes avec les médicaments GLP-1, de nombreux patients ne peuvent pas bénéficier de ces traitements en raison de leurs effets secondaires, de leur coût élevé ou de contre-indications médicales. Trouver de nouvelles molécules agissant par des mécanismes différents est donc une priorité de santé publique mondiale.

La découverte du pTOS s'inscrit dans une tendance plus large : celle de s'inspirer du vivant — et notamment des animaux aux métabolismes extrêmes — pour trouver des solutions aux maladies humaines. Après le venin de lézard (à l'origine des GLP-1 eux-mêmes, inspirés de l'exénatide du monstre de Gila), voilà que le serpent entre en scène.

La nature, décidément, n'a pas fini de nous surprendre.

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Obésité : et si le sang de python révolutionnait le traitement ?

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Et si le remède contre l'obésité se cachait dans le sang d'un serpent ? C'est la piste surprenante qu'explore une équipe de chercheurs américains, qui vient de publier une découverte majeure : une molécule naturellement présente dans le sang du python de Birmanie est capable de réduire significativement l'appétit chez les souris obèses, sans provoquer les effets secondaires qui ternissent la réputation des médicaments anti-obésité actuels.

Le python, ce miraculé métabolique

Le python de Birmanie (Python bivittatus) est un animal aux capacités physiologiques hors du commun. Capable d'ingérer une proie représentant jusqu'à 25 % de son propre poids, il peut ensuite jeûner plusieurs mois consécutifs sans perdre de muscle ni développer de troubles métaboliques. Pendant tout ce temps, son organisme reste parfaitement sain.

Cette aptitude étonnante a intrigué les chercheurs de l'Université du Colorado à Boulder (CU Boulder), en collaboration avec les équipes de Stanford University et de Baylor University. Leur question de départ : quel mécanisme biochimique permet au python de gérer des cycles extrêmes d'alimentation et de jeûne sans conséquences néfastes pour sa santé ?

La molécule pTOS : une découverte inattendue

En analysant le sang des pythons immédiatement après un repas copieux, les scientifiques ont identifié un pic marqué d'une molécule jusqu'alors peu étudiée : le para-tyramine-O-sulfate, ou pTOS. Cette molécule est le produit d'une chaîne de transformations biochimiques remarquablement simple :

  • Le tube digestif libère de la tyrosine, un acide aminé présent dans les protéines animales.
  • Les bactéries intestinales convertissent la tyrosine en tyramine.
  • Le foie transforme ensuite la tyramine en pTOS.
  • Ce composé voyage jusqu'au cerveau, où il agit sur l'hypothalamus, la zone responsable de la régulation de l'appétit.

En d'autres termes, le python sécrète naturellement, après chaque repas, une molécule qui lui dit : « stop, c'est suffisant ». Un signal de satiété puissant et efficace, directement issu de la digestion.

Des résultats impressionnants chez la souris

Pour tester les effets du pTOS chez les mammifères, les chercheurs ont administré la molécule à des souris obèses. Les résultats, publiés dans la revue Nature Metabolism le 19 mars 2026, sont encourageants : les animaux traités ont spontanément réduit leur consommation alimentaire et ont perdu en moyenne 9 % de leur poids corporel. Contrairement à d'autres substances testées dans ce domaine, le pTOS n'a affecté ni le métabolisme énergétique de base, ni la taille des organes, ni la masse musculaire.

C'est sur ce dernier point que la découverte prend toute son importance : les muscles sont préservés. Un avantage considérable par rapport aux médicaments existants, dont certains sont associés à une perte de masse maigre problématique.

Un avantage clé sur les médicaments GLP-1

Depuis quelques années, les analogues du GLP-1 — dont l'Ozempic (sémaglutide) et le Wegovy — ont révolutionné le traitement de l'obésité. Ces médicaments, initialement développés pour le diabète de type 2, permettent des pertes de poids significatives. Mais ils viennent avec leur lot d'inconvénients : nausées, vomissements, douleurs abdominales, ralentissement de la vidange gastrique, et même des cas de perte musculaire préoccupante.

Le pTOS emprunte une voie radicalement différente. Là où les GLP-1 agissent principalement sur le pancréas et l'estomac, le pTOS cible directement le cerveau via l'hypothalamus. Dans les expériences menées sur les souris, aucun effet secondaire gastro-intestinal n'a été observé. Une différence potentiellement majeure pour les millions de patients qui abandonnent leurs traitements actuels à cause des effets indésirables.

« Nous avons trouvé une molécule qui parle directement au cerveau pour dire que le corps est rassasié, sans passer par les voies qui causent les inconforts digestifs », résument les chercheurs de CU Boulder.

Vers un médicament pour l'homme ?

La route est encore longue avant qu'un traitement humain à base de pTOS soit disponible en pharmacie. Pour l'instant, les expériences se limitent aux modèles murins, et les essais cliniques chez l'humain n'ont pas encore débuté. Cependant, les chercheurs ont déjà pris les devants : ils ont fondé une start-up, Arkana Therapeutics, chargée de traduire ces découvertes en applications médicales concrètes.

La molécule présente plusieurs atouts pour son développement pharmaceutique : elle est naturelle, issue d'une voie métabolique simple (et donc potentiellement reproductible en laboratoire), et son mécanisme d'action est bien identifié. Ces caractéristiques facilitent en théorie son optimisation et sa mise en forme galénique.

Le microbiome intestinal, clé de voûte de la découverte

Un aspect particulièrement intéressant de cette recherche réside dans le rôle central joué par le microbiome intestinal. Sans les bactéries de l'intestin qui convertissent la tyrosine en tyramine, pas de pTOS. Cette découverte ajoute une nouvelle dimension à notre compréhension du lien entre flore intestinale, cerveau, et régulation du poids — un axe que les chercheurs appellent l'axe intestin-cerveau.

Ces données renforcent l'idée que le microbiome n'est pas qu'un simple acteur de la digestion, mais un véritable partenaire métabolique, capable d'influencer notre appétit et nos comportements alimentaires via des signaux chimiques. Comprendre cet axe pourrait ouvrir d'autres pistes thérapeutiques encore insoupçonnées.

Une percée dans la lutte contre l'obésité

L'obésité touche aujourd'hui plus d'un milliard de personnes dans le monde, selon les dernières données de l'OMS. Malgré les avancées récentes avec les médicaments GLP-1, de nombreux patients ne peuvent pas bénéficier de ces traitements en raison de leurs effets secondaires, de leur coût élevé ou de contre-indications médicales. Trouver de nouvelles molécules agissant par des mécanismes différents est donc une priorité de santé publique mondiale.

La découverte du pTOS s'inscrit dans une tendance plus large : celle de s'inspirer du vivant — et notamment des animaux aux métabolismes extrêmes — pour trouver des solutions aux maladies humaines. Après le venin de lézard (à l'origine des GLP-1 eux-mêmes, inspirés de l'exénatide du monstre de Gila), voilà que le serpent entre en scène.

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